Source : www.lequipe.fr
L'équipe du Canada a réalisé son rêve : gagner à domicile la médaille d'or des Jeux Olympiques. Les joueurs de Mike Babcock ont allié la manière au résultat. La finale 2010 restera comme un très bon cru en terme de match de hockey. Pour ce faire, il faut être deux, et les Etats-Unis n'ont pas démérité. Finalistes inattendus, ils ont quitté le tournoi déçus mais la tête haute. Si le but de Sidney Crosby en mort subite a été l'action de la finale, le but de l'égalisation signé Zach Parisé à vingt-quatre secondes de la fin du temps réglementaire a lui aussi apporté sa dose d'émotion.
Le Canada apaisé
Le Canada a mérité son titre de champion olympique, le premier depuis 2002, le huitième de l'histoire du pays à la feuille d'érable. Les joueurs entraînés par Mike Babcock ont pourtant souffert avant d'en arriver là. Au sortir du 1er tour, ils avaient été montrés du doigt après un match laborieux contre la Suisse (3-2 a.p.) et surtout une défaite face à ces mêmes Américains (5-3). La suite a été cependant mieux négociée : l'Allemagne (8-2) et la Russie (7-3) ont été expédiées. La Slovaquie a posé un peu plus de problèmes en demie (3-2) mais le Canada était monté en puissance.
Crosby et Parisé, héros canadien et américain
Sur la glace de Vancouver, c'est lui qui a ouvert la marque, grâce à Jonathan Toews, le centre des Chicago Blackhawks, (13e). Explosion dans la patinoire. Et ce n'était pas fini. Dans le deuxième tiers-temps (28e), Corey Perry, l'ailier des Anaheim Ducks, a doublé la mise. Cauchemar dans les têtes américaines. Mais l'équipe entraînée par Ron Wilson n'a pas baissé les bras. Et ça a fini par payer. Ryan Kesler (qui joue... aux Vancouver Canucks) a d'abord réduit la marque (33e). Et surtout Zach Parisé, l'une des rares vedettes de la sélection US, a égalisé. A vingt-quatre secondes près, les Canadiens sablaient le champagne.
Ryan Miller et Roberto Luongo : énormes !
Le triomphe du pays hôte des Jeux a finalement été reporté de huit minutes. Sidney Crosby, la star des Pittsburgh Penguins, a trompé Ryan Miller, le gardien américain, et a expédié toute une nation au paradis. Beau clin d'oeil que cette issue de la finale olympique : d'un côté, le meilleur portier du tournoi, de l'autre, celui qui va conforter son rang de superstar au pays du hockey. Ryan Miller, tout comme son homologue canadien Roberto Luongo, a abattu un travail considérable durant la finale (36 arrêts pour Miller, 34 pour Luongo). Les Etats-Unis, irréguliers dans les grandes compétitions, ont quitté Vancouver par la grande porte. Les Rafalski, Parisé, Kesler, Malone et autres Miller vont maintenant retrouver la NHL. Les joueurs canadiens vont en faire autant. Après avoir fait une grosse fête à Vancouver.